Les vacances d'été ont cette particularité unique : elles étirent le temps, modifient nos repères et libèrent, enfin, cet espace mental indispensable pour s'évader manette en main. Entre l'envie irrépressible de replonger dans nos souvenirs d'enfance et la curiosité de découvrir de nouveaux horizons vidéoludiques, cette période estivale 2026 s'est une nouvelle fois révélée parfaite pour faire le tri dans mon backlog et céder à quelques pulsions rétros. De grands classiques intemporels aux surprises inattendues sur les consoles du moment, voici le carnet de bord de mes sessions de jeu sous le soleil.
Le jeu de la nostalgie
L'été rime souvent avec vacances et déplacements, mais c'est aussi le moment idéal pour replonger dans des classiques ou se lancer de nouveaux défis manette en main. Impossible, par exemple, de penser à cette saison sans avoir immédiatement Super Mario Sunshine en tête. Grâce à l'arrivée salvatrice des jeux GameCube sur le Nintendo Switch Online en cet été 2026, c'était le moment ou jamais de le relancer pour y refaire une petite dizaine d'étoiles avec autant de plaisir qu'au premier jour, même s'il a bien fallu se rappeler de cette fichue caméra capricieuse. Un jeu solaire et ultra attachant, mais qui reste définitivement dans son jus.
Le jeu dans la poche
J'aime également emporter un Pokémon à l'ancienne dans mes poches lors de mes voyages estivaux, et cette année, mon dévolu s'est jeté sur Pokémon Cristal, un épisode rétro que je devais absolument rattraper. Grâce aux émulateurs sur smartphone comme RetroArch, l'expérience s'offre une seconde jeunesse absolue : les sauvegardes instantanées et la fonction d'accélération gomment toutes les lourdeurs d'époque, permettant de savourer une aventure dense et une région culte sans aucune frustration.
Pokémon Cristal, version complémentaire de la deuxième génération, s’impose comme une référence incontournable de la saga. S’il n’apporte pas de bouleversements majeurs par rapport à Pokémon Or et Pokémon Argent, le titre sublime une formule déjà riche — introduisant des ajouts appréciables comme l'animation des Pokémon en combat, la Tour de Combat ou le mystère des Zarbis — tout en conservant les forces de la 2G (nouveau cycle jour/nuit, 100 créatures inédites). Bien que le jeu souffre de lourdeurs héritées de son époque, comme la gestion laborieuse du sac ou les appels téléphoniques répétitifs, il demeure parfaitement jouable et gratifiant en 2026. L'usage de l'émulation sur smartphone, avec ses fonctions de sauvegarde instantanée et d'accélération, gomme efficacement les défauts de rythme et permet de redécouvrir cette aventure dense avec un confort moderne, faisant de cet opus une évidence pour tout amateur de la série souhaitant goûter à l'essence pure de Pokémon.
Le JRPG de l’été
L'été est aussi la saison parfaite pour piocher un gros JRPG dans son backlog, et mon choix s'est arrêté sur la version GameCube de Skies of Arcadia Legends, un chef-d'œuvre intemporel de la piraterie céleste. Entre son univers unique, son grand vent de liberté et sa superbe ambiance, c'est l'aventure avec un grand A, même si le titre accuse forcément un peu son âge aujourd'hui.
Skies of Arcadia Legends (initialement sorti sur Dreamcast en 2000 puis adapté sur GameCube) demeure un JRPG culte et unique en son genre grâce à son univers de piraterie céleste enchanteur, ses personnages attachants et sa bande-son mémorable. Si son charme et son invitation au voyage fonctionnent toujours à merveille en 2026, le jeu accuse lourdement son âge : son rythme global est ralenti par des combats aléatoires trop fréquents et longs, des batailles navales inégales, une caméra parfois capricieuse et l'absence totale de doublage ou de journal de quête. Bien que la version GameCube apporte de précieux ajouts et que l'expérience reste tout à fait jouable — idéalement via l'émulation et ses options d'accélération —, s'aventurer dans ce classique exige aujourd'hui une solide dose de patience et de motivation.
Le remake de l’été
Halo Campaign Evolved profite pleinement de la puissance des machines actuelles pour offrir au classique de 2001 une véritable cure de beauté. Sous Unreal Engine 5, les environnements et les personnages sont nettement plus détaillés, les sensations de tir restent excellentes et quelques ajouts, comme de nouvelles missions, certaines armes et la possibilité de courir, viennent moderniser l’expérience. Mais derrière cette nouvelle réalisation, on retrouve finalement plus ou moins le même jeu qu’à l’époque. Le level design, l’intelligence artificielle, la répétitivité de certaines missions ou encore certains problèmes de rythme trahissent l’âge de la formule. Halo est donc plus beau et plus accessible que jamais, mais il reste avant tout le même classique, avec ses qualités et ses défauts. À 60.-, la proposition paraît toutefois un peu chère pour une campagne d’une dizaine d’heures au total.
Le MMORPG que j’ai enfin le temps de lancer
Côté découvertes plus fraîches, la sortie de la version Nintendo Switch 2 de Final Fantasy XIV Online m'a enfin permis de sauter le pas sur un MMORPG, encouragé par des dizaines d'heures gratuites sans abonnement. C'est une excellente surprise : le jeu est remarquablement optimisé pour la console portable, ajoute des fonctions tactiles et se prend très bien en main à la manette pour faire l'histoire, offrant un contenu gargantuesque, un lore incroyable et une bande-son magistrale en attendant de voir si mon cerveau acceptera un jour de payer l'abonnement.
Le jeu de mon été 2026
Mais la véritable claque de mon été 2026 reste sans conteste Splatoon Raiders sur Nintendo Switch 2, un jeu qui coche toutes les cases malgré mon indifférence habituelle pour la licence. En proposant une formidable et addictive expérience solo, parfaitement taillée pour une console portable, le titre oscille entre ambiance cosy et pics de difficulté bien dosés. C'est un shoot d'adrénaline permanent où chaque amélioration de notre personnage ou de notre base nous procure un sentiment de bien-être absolu, au point de m'occuper encore aujourd'hui dans son end-game malgré une évidente répétitivité des décors.
Entre voyages dans le temps, défis nostalgiques et belles claques visuelles ou solo, cet été 2026 m'aura offert un panorama de jeux aussi éclectique que marquant. Que l'on choisisse d'adoucir les aspérités des vieilles gloires grâce aux miracles de l'émulation ou de se laisser porter par des propositions modernes parfaitement taillées pour le jeu en portable, le plaisir de jouer reste intact. Une chose est sûre : le calendrier vidéoludique a beau avancer, nos plus belles passions, elles, ne prennent décidément jamais de vacances.