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Gamescom 2026 : Stranger Than Heaven

Like a Souls

J’attendais le nouveau jeu de Ryu Ga Gotoku Studio avec une certaine curiosité, le studio ayant choisi de s’éloigner de sa franchise légendaire Yakuza/Like a Dragon. Cette première démo, dédiée au combat, a douché mes attentes.


Les premières bandes-annonces de Stranger than Heaven m’avaient fait envie. Étant grand fan des jeux du studio, les voir changer un peu d’air avait quelque chose de rafraîchissant. C’est donc avec une certaine impatience que je suis parti faire cette démo à la Gamescom 2026.

Le studio a choisi de montrer uniquement son système de combat, séparé en trois mini-démos : l’une en mode facile pour la découverte, une autre en mode avancé, et enfin une « difficile » contre un boss.
Pour qui a joué aux jeux Yakuza par le passé, le premier contact est plutôt déroutant. Ne vous attendez pas à un personnage rapide et à des combats nerveux. Ici, le protagoniste que l’on incarne est très lent. Trop lent. Chaque action de combat prend des secondes, littéralement. J’avais rarement vu une inertie aussi élevée dans un jeu vidéo, ce qui confère au tout un côté très frustrant. On voit le coup de l’ennemi venir, on veut réagir, mais le personnage principal est encore en train de finir l’animation précédente. On en vient à spammer les boutons par frustration.


Avoir un système de combat lent n’est pas un défaut en soi, s’il permet d’y ajouter une notion tactique ou technique. Les quatre membres (bras et jambes) ont tous une touche dédiée sur le pad, à la manière de certains jeux de baston en versus. Une parade et un blocage sont également de la partie. Dans cette démo, le personnage avait deux armes possibles (un couteau et un pied de biche) ainsi que ses poings à mains nues. Tout cela est bien joli, mais que ce soit en mode facile ou difficile, le jeu n’avait aucune subtilité et ne demandait aucune technique. Le jeu étant très lent, les ennemis ont cette fâcheuse tendance à attendre leur tour, comme on pouvait le voir dans un Assassin’s Creed il y a quinze ans. Pire, les combos et les différents coups ne servent finalement à rien : le personnage est tellement lent qu’il est bien plus efficace de spammer le coup de base, qui reste le plus rapide.

La darksoulisation de Yakuza


Manette en main, on a cette impression que le studio a voulu transformer son jeu pour ressembler à la série de FromSoftware. La vie du personnage fond très rapidement au moindre coup, obligeant à s’écarter et à prendre un objet de soin, le personnage est lent, et le boss se veut difficile.
Mais c’est raté. Je dis se veut car en réalité, il n’est pas difficile : je suis mort deux fois en me battant contre lui dans la démo, le boss sautant vers moi de manière très rapide et mes coups ne lui faisant presque rien. Enfin de la technique ? Que nenni ! J’ai changé d’arme. Au lieu du couteau, j’ai pris le gros pied de biche. Là, j’ai littéralement enchaîné ce boss avec le coup simple sans qu’il ne me fasse plus aucun dégât. Dommage.

Avis

Je ne doute pas que l’univers de Stranger Than Heaven sera très attrayant, fun et saura nous happer ; le studio a déjà prouvé sa capacité à raconter des histoires intéressantes et à dépeindre ses univers.
Mais cette démo dédiée au combat m’a complètement refroidi. En l’état, si les combats ne changent pas, ce n’est pas un jeu que je peux recommander et qui me donne envie d’y retourner, ce qui est pourtant l’objectif d’une démo.

Aperçu rédigé par Maverick
Publié le

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