Quand le jeu vidéo réécrit l'histoire - h
La sortie récente de « Call of Duty Modern Warfare » a relancé de vifs débats dans la communauté sur le traitement de l'Histoire dans le jeu vidéo
Tout commence avec un niveau « choc » dont Activision a l'habitude de nous abreuver, nommé « route de la mort ». Cette autoroute de la mort, elle a réellement existé. Il s'agissait d'une autoroute située au Koweit, bombardée par la coalition occidentale (États-Unis, France, Royaume-Uni, Canada) lors de la guerre du Golfe, en 1991. Le problème, c'est que les forces irakiennes, qui battaient en retraite, mais également de nombreux civils tentant de fuir les combats ont été pris dans ces bombardements.
Sauf que la façon dont cet épisode tragique nous ai conté par Activison est tout autre. Dans le jeu, cette attaque est attribuée à l'armée russe : «Les russes l'ont bombardé lors de l'invasion, tuant les gens qui s'échappaient » nous explique un des PNJ.
Évidement, cette réécriture de l'Histoire a beaucoup fait réagir, en premier lieu les joueurs russes, se scandalisant et appelant au boycott du jeu sur les réseaux sociaux.
Pour autant, ce n'est pas la première fois que l'on assiste à ce genre de « révisionnisme » dans le jeu vidéo. Si le jeu vidéo n'a pas vocation à enseigner l'Histoire ou à se substituer à des livres, on peut tout de même s'interroger sur les volontés et les responsabilité des développeurs dans le message passé (volontairement ou non) dans...
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