Connexion

Sommaire

  1. Jeux vidéo, allées bondées et Currywurst
  2. Jour 2

Gamescom 2025 : Le grand récap

Jeux vidéo, allées bondées et Currywurst Jour 2

Fin des grandes vacances rime avec Gamescom. Entre deux bières et une Currywurst, nous avons pris le temps de parcourir les (vastes) allées du Koelnmesse de Cologne, en long, en large et en travers. Au programme : du jeu vidéo, partout, toute la journée. Petit récap de nos deux jours sur place, entre coups de cœur, et (rares) déceptions.

Jour 1 : Pokémon, Crimson Desert, Resident Evil Requiem...



Après une arrivée un peu tardive (les bouchons, toussa), on se lance avec enthousiasme dans les halls du Koelnmesse. Pas trop de monde encore pour ce premier jour, réservé à la presse et aux professionnels. Alors on en profite pour faire le tour des gros stands, avant d'enchaîner les rendez-vous "behind closed doors".

Pokémon Legends ZA : Le Pokémon le plus novateur depuis Legends Arceus?

Une première prise en main un peu particulière avec le nouvel opus de la série qui débarque le 16 octobre. Lâché en pleine ville et en langue allemande, j’ai mis un peu de temps à saisir les nouvelles mécaniques de jeu, qui sont assez nombreuses. À commencer par les combats. Exit les affrontements mous du genou à base de tour-par-tour classique, on a ici un système en simili temps réel. Il faut attendre que les jauges d’attaques se remplissent pour les déclencher, un peu à l’instar de la jauge ATB de Final Fantasy VII Remake. Résultat : la possibilité de faire des combos puissants, et toute une grammaire à repenser. On peut choisir entre lancer ses attaqaues avec parcimonie, ou tout balancer, quitte à être vulnérable pendant quelques secondes ensuite. J’ai personnellement apprécié cette volonté de rendre les combats plus dynamiques. La réalisation (sur Switch 2) est quant à elle dans la lignée d’un Pokémon Écarlate et Violet version Switch 2 : datée, mais fluide. Côté contenu, il faudra attendre la version finale, la démo jouable se limitant à une toute petite portion de la ville, et à une équipe de Pokémons figée. Toujours aussi chaud pour la sortie du 16 octobre.



Crimson Desert : solide, mais générique


Mon premier contact avec le prochain jeu de Pearl Abyss a été plutôt mitigé. Si j'ai été très rassuré sur l'aspect technique, le reste m'a un peu moins emballé. Il faut dire que le choix du début de la démo n'aidait pas vraiment. Un long tuto où on nous balance des tonnes d'informations sur le système de combat, et beaucoup de combinaisons de touches à retenir. Résultat : une fois lâché (mais très guidé) dans le monde ouvert, il est compliqué de s'y retrouver, et on fini par bourriner un peu bêtement au lieu d'exploiter toutes les possibilité du système de combat, qui a l'air assez profond. Le monde quant à lui semble vaste, mais manque un peu de vie. Mais les affronttements à grande échelle donnent le sentiment d'être immergé dans une véritable bataille, où il faut aller saboter les lignes ennemies dans un système qui ressemble presque à du musô. Rendez-vous en 2026 pour le verdict, le jeu ayant été reporté récemment.

I Hate This Place : le survival du boomer



Une de mes très bonnes surprises du salon signée Broken Mirror Games, filiale de Bloober Team. Le jeu se base sur le comic du même nom, en proposant un survival horror en 3D isométrique. Inutile d'en faire plus pour titiller le boomer gamer qui sommeille en moi. La démo nous demandait de trouver la sortie d'un immeuble, en allant d'étage en étage pour trouver des clés permettant d'utiliser l'ascenceur et d'ouvrir des portes. Une progression classique, mais qui fonctionnait plutôt bien. Tout comme le système de combat, basé sur un mix d'attaque au corps-à-corps avec notre batte; et à distance avec différents pétoires. Un système de craft est également de la partie, les safes rooms permettant d'utiliser notre loot pour fabriquer des armes ou des soins. Les développeurs nous promettent des environnements plus variés, et même un semi monde ouvert pour la version finale. Sortie prévue en novembre 2025.

Resident Evil Requiem : LA star du salon

Star du salon cette année (avec Onimusha et Pragmata?), j'ai pu tâter la démo du prochain Resident Evil durant une petite dizaine de minutes. On incarne Grace, jeune femme qui semble plutôt mal en point, attaché sur un lit, son sang prélevé. Après une petite cinématique d'introduction, on parvient à se détacher, mais on se retrouve plutôt démuni. On sent de suite la volonté des développeurs de mettre le paquet sur la mise en scène pour effrayer le joueur. La sensation de vulnérabilité, perdue dans ce vieux bâtiment hostile, est plus présente que jamais. L'occasion de voir aussi ne némésis de cet opus, qui nous pourchasse à traver le bâtiment durant l'ensemble de la démo. Les mécaniques de gameplay lors de cette démo étaient pour la plupart très classiques (se cacher, lancer une bouteille pour faire diversion), mais certaines assez originales comme la gestion de la lumière. En effet, le point faible du némésis étant la lumière, il faut chercher des salles plus éclairées pour obtenir un peu de répit. Peu de doutes quant à la qualité du jeu, mais on attendra tout de même d'en voir plus pour se faire un avis définitif. Sortie prévue le 27 février 2026.



The Blood of Dawnwalker : The Witcher au pays des vampires

La démo "hands off" d'environ 45 minutes à été l'occasion d'en voir plus concerçant l'aspect technique du jeu, mais également le système de quêtes. Techniquement, le jeu de Rebel Wolves (des anciens de CD Project) s'avère étonnement solide. Les environnements des Carpates sont de toute beauté, et font très authentiques. Nous n'avons pas eu l'occasion de voir beaucoup deu monde ouvert, mais la ville de la démo était assez vivante et réaliste. Petit bémol toutefois sur les animations faciales lors des dialogues, quelque peu datées. Les quêtes semblent très travaillées, avec plusieurs possibilités d’en venir à bout et des dialogues bien écrits. Dans la démo, il fallait trouver une crypte cachée dans une cathédrale et découvrir ce qui s’y cache. Le développeur nous a montré les différents moyens d'y parvenir, ce qui laisse augurer d'une grande liberté d'approche. On sent vraiment toute l’expérience des gens de The Witcher à ce niveau. Petite interrogation sur les combats toutefois, car le combat de boss de fin de démo semblait peu profond dans ses mécaniques. (en gros parade parfaite, puis taper, parade parfaite, taper, etc.…). Sortie prévue en 2026, sans plus de précisions. Mais vu l'état du jeu à cet instant, gageons qu'il n'y aura pas de report.



Rendez-vous page suivante pour les aventures du JOUR 2, avec du Metroid, Pragmata ou encore du Sonic dedans (cliquez en bas de page)

Jour 2 : Pragmata, Sonic Racing Crossworlds, Metroid Prime 4...


Sonic Racing Crossworlds : un concurrent crédible à Mario Kart World

Le concurrent de Mario Kart m'a laissé une très bonne impression. Le titre semble être le digne héritier de Sonic & All Stars Racing Transformed. La démo nous proposait de nous essayer au traditionnel mode Coupe, composé de 4 circuits. Les tracés (une bonne trentaine, à la louche) sont bien variés et relativement techniques. La grande nouveauté, c'est la possibilité d'altérer le tracé pour le joueur en tête après le premier tour ; ce qui rend chaque course plus ou moins unique. Autre élément intéressant : la notion de rival à battre. Il faut finir devant lui à l’issue de la coupe, ce qui ajoute du piment. Au volant, la sensation de vitesse est bien présente, et l'ensemble se révèle très punchy, avec notamment la possibilité d'avoir un boost en percutant un ennemi. Seul le drift demande un petit temps d'adaptation. Tous les "shitty friends" de Sonic sont de la partie, ainsi que quelques guests (Ichiban de Like a Dragon ou PAC-MAN et d’autres à venir.). Cinq modes de difficulté (vitesses) différents sont proposés, ce qui donne la possibilité de progresser en douceur. Le jeu semble assez complet et ambitieux, avec de bonnes sensations manettes en main. De là à concurrencer sérieusement Mario Kart World, il y a un pas. Mais le potentiel est bien là. Reste l'interrogation concernant les modes en ligne, que l'on a pas pu tester. Sortie prévue le 25 septembre 2025.



Metroid Prime 4 Echoes : Classique (trop?) mais efficace

L'arlésienne dont je n'attendais plus grand-chose, mais dont la démo m'a quelque peu rassuré. On débute avec une séquence d'introduction bien mise en scène, où Samus débarque sur une planète attaquée par des ennemis. Le jeu en profite pour nous introduire les mécaniques de jeu : tir chargé, morph ball, double saut... On est en terrain connu, et peutêtre même trop. Aucune nouvelle feature n'était présente. La nouveauté, c'est le mode souris, super efficace et précis (du moins sur un beau tapis de souris conçu à cet effet). On sent une volonté de “Haloifier” quelque peu la licence, avec cette assez longue séquence très orientée action lors de laquelle on participe à la bataille aux côté de PNJ. A voir si cela se confirmera au cours du jeu. Cette démo très linéaire ne laissait aucune place à l'exploration, dont on ne sait encore rien. L'aspect technique est mi-figue mi-raisin. Ca tourne bien (120 fps constant, même avec quelques ennemis et PNJ à l'écran), mais le rendu global a des airs de Halo 3 sur Xbox 360. Metroid Prime 4 reste un jeu Switch, et ça se sent. Un premier contact rassurant, même si de nombreuses questions restent en suspens (exploration, nouvelles mécaniques, narration...).



Pragmata : La très bonne surprise

Une fois n'est pas coutume, le stand Capcom est la star du salon. Des trois jeux présentés, Pragmata était peut-être le moins attendu. Annoncé en 2020 (déjà) lors du reveal de la PS5, le titre s'est longuement fait attendre, au point qu'on a même cru avoir à faire à un vaporware. Et pourtant, c'est la très bonne pioche. La démo débute avec notre ami spationaute Hugh Williams, inconscient dans une sorte de station spatiale, secouru par une enfant android. On ne sait pas trop où nous sommes, ni pourquoi. Tout juste que cet endroit n'est pas des plus accueillant. Il va donc falloir trouver un moyen de sortir, et surtout de survivre. De prime abord, Pragmata a tout du shooter à la troisième personne classique : on se déplace, on tir, on saute avec un gameplay relativement lourd, avec de grosses vibes Vanquish. Des mécaniques simples, mais qui fonctionnent plutôt bien. Mais derrière ce gameplay, on trouve un système de piratage plutôt original. Car notre petite android est une véritable surdouée du hacking. On peut donc hacker les ennemis qu'on affronte, afin de les affaiblir. Loin d'être une feature gadget, c'est même une nécessité pour venir à bout des ennemis les plus coriaces. Le petit plus, c'est que ce piratage se fait en temps réel ! Concrètement, cela consiste en un mini-jeu où il faut entrer une série de touches sur un petit damier à droite de l'écran; le plus rapidement possible. Un mix assez risqué sur le papier, mais qui fonctionne vraiment bien manette en main. Jongler entre le hacking et le shooting est vraiment grisant. Seules les sensations de tir mériteraient d'êtres améliorées pour offrir davantage de punch. La démo se fini avec l'affrontement d'un boss, qui demande de bien maîtriser toutes les mécaniques de gameplay. Très hâte d'en voir plus d'ici la sortie, prévue en 2026 sans plus de précisions.



Phantom Blade Zero : Soulslike chinois numéro 146?

Le titre (encore un) du studio chinois S-GAME nous a gratifiés d'une longue démo d'1h30. Au programme : affrontements de mobs, boss et un peu d’exploration (même si certaines zones restaient inaccessibles pour cette démo). On incarne Soul, un assassin qui travaille pour une mystérieuse organisation. Gravement blessé, ce dernier est guéri par un chaman, qui lui offre 66 jours à vivre. Que dire de plus, si ce n'est qu'on est face à un énième Soulslike (vous le savez, ce n'est pas trop ma came), qui reprend à peu près tous les poncifs du genre. Le level design reste tout de même intéressant, assez tortueux, avec une map très réussie esthétiquement. Les combats consistent à enchaîner attaques légères et lourdes, parades, et contre parfait. On peut switcher entre 4 armes différentes, ce qui apporte un peu de variété aux combos. J'ai trouvé les affrontements très brouillons dès qu’on fait face à plusieurs ennemis, et les animations pas toujours au top. Pour parachever le tout, des grosses chutes de framerate apparaissent régulièrement. Les amateurs du genre pourront aimer, mais en l’état, j'ai vraiment eu l'impression d'un énième Soulslike pas forcément très novateur. Sortie en 2026



Life Below : le jeu le plus chill du salon

La journée se termine avec le jeu le plus chill du salon : Life Below, un RTS sous-marin dans lequel il faut faire évoluer la faune et la flore aquatique, en symbiose avec son environnement. Les développeurs se sont inspiré du travail de chercheurs pour proposer une expérience à la fois abordable mais réaliste. Le jeu nous demande de gérer plusieurs paramètres, notamment la température de l'eau, et son PH. Des paramètres trop bas feront disparâitre certaines espèces et en apparaître d'autres, et inversement. Chaque plante a un effet sur la biodiversité, et les espèces animales qui vont être attirées, ou repoussées. Les différentes espèces interagissent également entre elles (par exemple, les tortues vont manger les méduses). Pour pimenter un peu les parties, différents événements aléatoires peuvent se produire, comme une invasion de méduses, des déchets plastiques ou encore une marée noire. Cela demande de réagir dans l'urgence afin d'endiguer les phénomènes. Malgré ça, le jeu reste très chill dans l'ensemble (peut-être même un peu trop?). Un jeu qui parlera aux fans d'aquariophilie par son côté "je mets la bonne plante pour le bon poisson" dont je fais partie. Sortie prévue en 2026 sur PC (dans un premier temps).


La déception du salon : les portages Switch 2

C'est une déception globale. Rares sont les portages auxquels j’ai pu toucher qui se sont montrés à la hauteur. Sur les quatre, seul Final Fantasy VII Remake montrait un aspect digne des standards de 2025 (en 30 fps). Elden Ring, Borderlands 4 ou Cronos : The New Dawn quant à eux faisaient plutôt peine à voir. Résolutions très basses, aliasing, flou et framerate au ras des pâquerettes étaient au programme. Et pour tout vous dire, cela ne me rassure pas quant à l’avenir des jeux tiers sur la console. Certes, on savait que son concept hybride allait forcément limiter la puissance de la petite dernière de Nintendo. Mais à ce point… Gageons que les développeurs prennent de l’expérience et disposent des outils nécessaires à l’avenir pour nous livrer des portages corrects, mais je crains qu'il n'y ait guère de miracle : on achètera la Switch 2 pour les jeux Nintendo, tout comme sa grande soeur.


[cite]Après l'effort, le réconfort

Et voilà. J'aurais pu vous parler des dizaines de kilomètres effectués, de la bonne bière allemande, de mon craquage au Hall "Trading Card Game" pour un display Dragon Ball SB01 tout neuf, ou encore des superbes rencontres effectués lors de ces deux jours à Cologne. Mais étant déjà prédisposé à digresser longuement, je préfère me concentrer sur le jeu vidéo. Cette édition 2025 de la Gamescom aura été un bon cru pour moi, avec des jeux nombreux, et pour la plupart intéressants. Rendez-vous l'année prochaine pour de nouvelles aventures en terre allemande.

Chronique rédigée par Ataru
Publié le
Édité le

(Ouvrir dans un nouvel onglet)