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Hyrule Warriors : Les Chroniques du Sceau

Le meilleur épisode de la série?

Après le fort sympathique l'Ère du Fléau sur Switch première du nom, Koei Tecmo, spécialiste du Musô, revient à la charge avec Hyrule Warriors : Les Chroniques du Sceau, cette fois en exclusivité sur Switch 2. Un pari assez audacieux qui consiste à raconter la fameuse guerre du Sceau, ces événements qu'on n'avait aperçu que furtivement dans Tears of the Kingdom. Ce nouvel opus parvient-il à respecter l'univers de Zelda tout en ajoutant les bonnes idées du dernier Dynasty Warriors ? Verdict après une vingtaine d'heures passées à massacrer du Bokoblin.



Pour être tout à fait honnête, peu de monde, dont moi, réclamait à cor et à cri un nouveau jeu dans l'univers de Tears of the Kingdom. TOTK nous avait déjà livré l'essentiel de ce qu'il fallait savoir sur la guerre du Sceau via ses larmes de dragon éparpillées aux quatre coins de la carte. Zelda coincée dans le passé, Rauru et Sonia qui font équipe, Ganondorf qui complote dans l'ombre… La musique est déjà bien connue de tous ceux qui comme moi ont poncé TOTK pendant des dizaines d’heures.

L'inspiration TOTK

Pourtant, Les Chroniques du Sceau justifie son existence en prenant le parti de creuser ce qui n'était qu’effleuré dans TOTK. Les quatre Sages masqués ont enfin un nom et une personnalité : Agraston pour les Gorons, Qia chez les Zoras, Rafika du côté des Ritos, et Ardi pour les Gerudos. Et c'est là que le bât blesse un peu : ces nouveaux personnages sont sympathiques, mais on les oublie presque aussi vite qu'on les rencontre. Difficile de s'attacher quand on jongle entre onze combattants différents et que le scénario nous bombarde de missions secondaires à la pelle. La vraie surprise, c'est Calamo, le petit Korogu (encore eux) jouable qui devient vite attachant, et ce mystérieux Golem au gameplay très aérien.

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Un musô qui assume son identité Zelda

Là où le premier Hyrule Warriors se contentait de plaquer des skins Zelda sur un Dynasty Warriors assez générique, Les Chroniques du Sceau s'imprègne vraiment des mécaniques de Tears of the Kingdom. Les artefacts Soneau deviennent un élément central du gameplay : un lance-flammes pour cramer des hordes entières, un lance-glace pour les geler, des turbines pour les projeter dans les airs... C'est simple, efficace, et ça apporte un réel renouvellement dans le gameplay par rapport aux opus précédents. Le système d'attaques synchronisées entre personnages d’une simple pression sur la touche L apporte aussi une vraie profondeur tactique. Selon le duo formé, les combos peuvent infliger des dégâts massifs ou produire des effets de zone dévastateurs. On se surprend vite à tester toutes les combinaisons possibles, même si on en fait assez vite le tour. Les boss, eux, ne sont plus de simples sacs à PV. Ils obligent à réfléchir un minimum, à esquiver au bon moment, à exploiter leurs faiblesses avec les artefacts Soneaus. On retrouve vraiment ce feeling TOTK (le bestiaire est le même.), mais à la sauce musô. Les affrontements contre les Golems ou les entités corrompues rappellent parfois l'intensité des duels de boss dans un vrai Zelda, le level design d’un bon vieux donjon de la série principale en moins.

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La Switch 2 à la rescousse

Parlons tech. L'Ère du Fléau était presque une catastrophe sur Switch première du nom : framerate en chute libre, aliasing à gogo, temps de chargement interminables, flou partout… On sentait que le moteur faisait cracher ses tripes à la petite hybride. Ici, c'est tout de même bien mieux. Le jeu vise et atteint les 60 images par seconde dans l'immense majorité des situations, même avec des centaines d'ennemis à l'écran. Malheureusement, quelques ralentissements apparaissent quand ça part vraiment en sucette, mais rien de rédhibitoire. L’alisasing est toujours de la partie, le jeu utilisant toujours le FSR, et non le DLSS. Un point interpelle particulièrement : les cinématiques sont compressées et tournent à 30 FPS, avec un rendu plus flou que les phases de gameplay. Un choix technique discutable qui casse un peu l'immersion. Le mode coopération en écran partagé bride aussi le framerate à 30 FPS, ce qui est compréhensible vu la quantité d'informations à afficher simultanément. Mieux vaut jouer en GameShare sur deux consoles si vous voulez garder la fluidité, mais bon, tout le monde n'a pas deux Switch 2 qui traînent dans le salon. Les Chroniques du Sceau est clairement un jeu Switch développé sur le moteur vieillissant de BOTW, et cela se ressent.

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Les Chroniques du Sceau fonctionne sur le même principe que tous les musō : on massacre, on récupère de l'expérience, on loot, on améliore son matos, on recommence. La carte d'Hyrule miniature regorge de points d'intérêt, de quêtes secondaires, de Korogus à dénicher. C'est une boucle de gameplay simple mais terriblement efficace, celle qui vous fait dire "allez, juste une mission de plus" avant de réaliser qu'une heure vient de s'envoler. Le problème, c'est que cette répétitivité finit par se faire sentir, surtout si on est pas déjà fan du genre. La plupart des missions suivent le même schéma : débarquer sur une carte, défoncer des vagues d'ennemis, prendre le contrôle de zones stratégiques, buter un gros boss, recommencer. Même avec les quelques séquences inédites qui viennent pimenter l'ensemble, on fait vite le tour des mécaniques de jeu. La difficulté est très légère en mode Normal. La plupart des niveaux se terminent sans trop de résistance, les boss tombent sans nous avoir enlevé plus de deux cœurs de vie, et même en poussant le curseur au maximum, le titre reste rarement challengeant d'un point de vue stratégique. Même en mode difficile, on reste très loin de l’exigence d’un Dynasty Warriors Origins dans la gestion de la foule et des commandants ennemis.

En filant tout droit sur l'histoire principale sans se disperser, le générique de fin apparaît après environ 15 heures. Plutôt correct pour un jeu de ce genre, même si c'est légèrement plus court que L'Ère du Fléau. En ajoutant les quêtes secondaires et quelques défis annexes, on grimpe facilement entre 25 et 30 heures. C'est généreux sans être aussi obèse que certains musō qui nous demandent plusieurs centaines d'heures pour voir le bout.

VERDICT 7/10

Hyrule Warriors : Les Chroniques du Sceau est probablement le meilleur épisode de la série. Il réussit à marier l'univers de Zelda avec le gameplay musō sans que l'un écrase l'autre. Les artefacts Soneaus, les attaques synchronisées et les personnages variés apportent une vraie profondeur au gameplay.
Mais il ne faut pas se mentir : c'est un musō avant tout. Si vous n'avez jamais accroché au concept du 1 contre 1000, ce n'est pas celui-ci qui vous convertira miraculeusement. La répétitivité inhérente au genre reste présente, et le scénario, bien que mieux écrit que dans les précédents opus, ne révolutionne rien. Pour les fans de Zelda curieux d'en savoir plus sur la guerre du Sceau, c'est un complément sympathique qui enrichit le lore sans être indispensable. Pour les amateurs de musō en quête d'un défouloir efficace sur Switch 2, c'est clairement l'un des meilleurs du catalogue. Quant aux autres, attendez peut-être une promo pour tester.




Dernière modification le 19/11/2025 à 13:53.

Hyrule Warriors : Les Chroniques du Sceau Koei Tecmo Muso

Critique rédigée par Ataru
Publié le 18/11/2025 à 17:01
Edité le 19/11/2025 à 13:53

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