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Dragon Ball: Sparking! Zero

Une version Switch 2 qui tient la route?

La Switch 2 représentait, sur le papier, l'occasion rêvée pour Bandai Namco de proposer une version digne du succès planétaire de Dragon Ball: Sparking! ZERO. Lancé en octobre 2024 sur PS5, Xbox Series X/S et PC, le jeu de combat de Spike Chunsoft a établi un nouvel étalon technique dans le genre avec ses combats presque aussi bien mis en scène que l'animé. Quatre mois plus tard, le portage Nintendo Switch 2 arrive enfin, et le constat est mitigé


Parlons gros chiffres. Sur Switch 2, le jeu affiche une résolution dynamique culminant à 800p en mode docké comme en portable, et verrouillée à 30 images par seconde. Il ne s'agit donc pas simplement d'un upscaling paresseux de la version Switch classique (720p/480p). On reste tout de même sur notre faim face aux démonstrations technologiques que d'autres studios ont livrées sur cette même console. (Cyberpunk 2077 par exemple, tourne à 1080p en dock et 720p en portable, oscillant entre 30 et 40 fps. La question devient dès lors incontournable : pourquoi Sparking Zero stagne-t-il à 30 fps avec une résolution inférieure?​​ La réponse tient en deux mots et un chiffre : Unreal Engine 5. Quand on voit comme des titres tournant sur ce moteur galèrent sur PS5 ou sur des PC haut de gamme, on peut aisément comprendre les problématiques que cela comporte sur la petite hybride de Nintendo. C'est dommage, car on aurait au moins aimé bénéficier d'un 60 fps sur cette version.


Là où cette version Switch 2 justifie pleinement son existence, c'est dans sa stabilité. Après plusieurs heures de jeu, quasiment aucune chute en-dessous de 30 fps n'est à noter. Les chutes occasionnelles et brévissimes surviennent généralement lors de déclenchement d'attaques spéciales chargées en effets visuels, où le contrôle devient accessoire. Comparé à la version Switch classique, où les ralentissements se multiplient au fur et à mesure que l'action s'intensifie, c'est le jour et la nuit. Les temps de chargement bénéficient également d'une amélioration notable, et la navigation dans les menus est plus réactive. L'arrivée du support HDR sur Switch 2 change aussi la donne. Les couleurs des auras de ki, au cœur même de l'identité visuelle Dragon Ball, gagnent en profondeur et en éclat. Les chocs d'énergie possèdent une volumétrie plus convaincante que sur la Switch classique. Les environnements bénéficient de détails bien retranscrits : fissures dans le sol, éclairage ambiant, dégradations des décors en temps réel après un Kamehameha.​.. de nombreux effets visuels des versions consoles et PC sont de la partie.


Cependant, certains compromis demeurent encore. Les textures restent plus floues, surtout à distance, et les modèles de personnages moins détaillés que les versions PS5 ou PC. Rien de choquant, surtout en pleine action, mais l'oeil attentif décélera assez facilement les différences. On passe rapidement sur la présence de motion control, simple curiosité dont on a vite fait de se passer. En gros, il s'agit d'incliner le Joy-Con pour changer de direction, ou de secouer pour déclencher des attaques ultimes. Autant dire qu'il vaut mieux oublier si l'on souhaite être un minimum compétitif.

VERDICT

Dragon Ball: Sparking! ZERO sur Switch 2 n'est pas une débâcle. Le jeu est jouable, stable, et certains éléments techniques sont plutôt convaincants (éclairage, effets en tout genre). Mais c'est précisément ce « pas une débâcle » qui frustre. Bandai Namco livre un portage tout de même plein de compromis, alors que l'architecture de la Switch 2 laissait augurer une version bien plus ambitieuse. Parmi ces compromis, les 30 fps et la résolution dynamique qui plafonne à 800p sont clairement les plus dérangeants. Pour le joueur faisant ses premiers dans Sparking Zero, ou souhaitant à tout prix bénéficier de la portabilité, cela sera suffisant. Pour qui possède une PS5 ou une Xbox, ou même un PC convenable, l'écart technique suffit à justifier un autre choix.





Critique rédigée par Ataru
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