Connexion

Créer un compte
Mot de passe perdu ?

Assassin's Creed Shadows

Le Katana qui coupe...les performances

Après la très belle surprise Star Wars Outlaws l'été dernier sur la nouvelle console de Nintendo, on espérait que Ubisoft Québec avait bien dompté la bête pour son voyage au Japon féodal. Loin d'être sans défaut, Assassin's Creed Shadows bénéficiait d'une technique quasi-irréprochable sur PS5/Xbox. Mais sur Switch 2, le rêve de samouraï vire au combat désespéré contre le framerate et la résolution. Verdict d'un portage qui a eu les yeux plus gros que le dock.



Sur le papier, la promesse était belle : emporter le Japon féodal dans son sac à dos. Et soyons honnêtes, le fond du jeu reste exactement le même. L'alternance entre Naoe, la shinobi agile capable d'éteindre les sources de lumière pour se fondre dans l'ombre, et Yasuke, le colosse samouraï qui fracasse les armures, offre une dynamique de gameplay que la série n'avait plus connue depuis Syndicate. Le système de saisons dynamiques, qui gèle les étangs en hiver ou fait pousser les hautes herbes au printemps, change réellement l'approche des missions d'infiltration. Bref, dans son gameplay et son game design, Assassin's Creed Shadows reste le même. Le problème, c'est que tout ceci met la Switch 2 à genoux.

Upload

Dès les premières minutes manette en main, le constat est sans appel : cette version Switch 2 d'Assassin's Creed Shadows est deux galaxies en-dessous de ses homologues PS5 ou PC. La chute est d'autant plus rude que Star Wars Outlaws se rapprochait vraiment du rendu d'une Xbox Series S. Ici, on en est très loin. Le jeu vise un affichage en 1080p docké via le DLSS de NVIDIA, mais la résolution interne semble tomber si bas lors des scènes chargées qu'on a souvent l'impression "soupe de pixels", bien connue des habitués des portages de jeux tiers sur Switch première du nom. En mode portable, c'est encore plus flagrant, à tel point qu'on peine parfois à distinguer les expressions faciales des personnages. Pour un peu, on se croirait revenu aux plus belles heures de Witcher 3 version Switch. Autre point qui fâche grandement : le poping des éléments du décor. D'autant plus flagrant lors des phases d'exploration à cheval, ou certains arbres et certaines textures apparaissent littéralement à quelques mètres devant nous. De quoi complétement casser l'immersion, dans un jeu sui se veut souvent contemplatif.

Upload

Mais le pire reste le framerate. Ubisoft visait un 30 FPS stable. On en est loin. Avec Naoe : Ça tient à peu près la route lors des phases d'infiltrations, pas trop chargées en ennemis et éléments de décor. Mais dès qu'on utilise le grappin pour traverser rapidement un village, les chutes sont assez violentes. Avec Yasuke, c'est plus problématique. Le samourai étant un tank, ses impacts doivent être viscéraux. Ici, chaque coup de son katana semble déclencher une chute à 20-22 FPS. Combattre un groupe de 5 ennemis sous la pluie (quand le moteur météo s'emballe) n'est pas loin de transformer l'expérienc en séance de diaporama. Le timing des contre parfaits, si importants, s'en trouve aussi affecté.

Upload

VERDICT

En l’état, ce portage Switch 2 d’Assassin’s Creed Shadows n’est malheureusement pas au niveau. C’est une version "sacrifiée", celle qu'on achète uniquement si on n'a pas d’autres moyens d’y jouer, ou si la portabilité est vraiment indispensable. Comme dans de nombreux portages Switch 1, on a l'impression de jouer à travers des lunettes sales, avec une fluidité qui trahit l'intensité des combats. On sent que le moteur Anvil a été tordu dans tous les sens pour rentrer au chausse-pied sur la nouvelle hybride de Nintendo. Gageons que quelques patchs viennent améliorer l’ensemble, pour l’honneur des samouraïs

Assassin's creed shadows

Critique rédigée par Ataru
Publié le 12/12/2025 à 17:55

Commenter