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MLB The Show 26

Take me out to the ball game

Opening Day! Le printemps est là, et comme le veut la tradition depuis plus de deux décennies, le retour des beaux jours s'accompagne du lancement de la nouvelle itération de la simulation reine du baseball. Avec MLB The Show 26, San Diego Studio promet de pousser l’immersion encore plus loin. Après un cru 2025 solide mais perçu comme une simple mise à jour, cette édition 2026 réussit-elle à justifier le prix du billet ? Sortez vos battes et vos gants, on monte au marbre.



Dès les premiers lancers, le constat est sans appel : MLB The Show 26 est beau. Si la série a toujours été propre, elle franchit encore un cap technique cette année. L'intégration poussée du ray-tracing offre des matchs en fin de journée (les fameux sunset games) d'un réalisme bluffant. Les ombres s'étirent sur le diamant avec une précision chirurgicale. Les animations, point fort de la licence, ont également été améliorées. Finis les transitions parfois robotiques entre une glissade et une relance. Le nouveau moteur d'animation, sobrement baptisé MotionMatch 2.0, connecte les mouvements des joueurs de manière fluide, rendant les doubles jeux incroyablement gratifiants à regarder. L’ambiance des stades et l’habillage MLB est plus réaliste que jamais. Les foules réagissent de manière contextuelle à la tension du match, et les chants spécifiques à chaque franchise résonnent avec une spatialisation 3D impeccable. Même les menus sont dynamiques. On sent globalement un véritable amour pour le baseball et son histoire de la part des développeurs (jusqu’à la cinématique d’introduction façon Gran Turismo). Si l'action sur le terrain est sublime, les plans de coupe et les modélisations des visages en dehors du top 50 mondial manquent cruellement de détails. On sent encore le poids de la compatibilité "cross-gen" (avec la génération précédente) sur la géométrie globale des décors et les expressions faciales, qui peinent à égaler les cadors des simulations sportives comme NBA2K.


Côté gameplay, San Diego Studio ne révolutionne pas une formule largement éprouvée, mais y apporte les ajustements nécessaires pour séduire les puristes de la simulation. L'interface du lancer gagne en exigence. Les fenêtres de timing ont été légèrement réduites pour les lanceurs de bas niveau, rendant le lancer parfait encore plus difficile. Concernant la frappe, la grande nouveauté réside dans le Dynamic PCI (Plate Coverage Indicator). La zone de frappe se déforme désormais de manière plus réaliste en fonction de l'anticipation du batteur et de la trajectoire réelle de la balle, récompensant les joueurs qui savent lire le jeu plutôt que ceux qui s'en remettent aux réflexes purs. Il n’est pas rare de se faire avoir en imaginant une zone plus large qu’elle ne l’est réellement. Le système de challenge a été intégré, permettant de demander la vidéo sur un call un peu limite. En défense, les attributs défensifs ont enfin un véritable impact. Un joueur lent au champ extérieur se fera systématiquement punir sur les frappes dans les espaces, tandis qu’un défenseur manquant de réflexes aura tendance à se faire transpercer en champ intérieur.


Encore une fois, MLB 26 brille par sa générosité dans le contenu. Le mode Storylines est encore de la partie, permettant de revivre l’épopée de certaines légendes internationales du jeu. J’ai personnellement eu un gros coup de cœur pour ce mode. Jouer les moments iconiques de l'arrivée des pionniers afro-américains en MLB, le tout enrobé d'une narration documentaire digne des meilleures productions télévisuelles, est un pur régal. Malheureusement, c’est un pur “one shot”, car une fois les scénarios terminés, il n’y a aucune incitation à y revenir. On aurait aussi aimé pouvoir incarner des joueurs plus actuels, comme Shohei Ohtani ou ses compatriotes, qui débarquent en force dans la ligue majeure ces dernières années. La star, c’est toujours le mode “Road to The Show”, permettant de créer son joueur et de partir à la conquête des World Series. Rien de très nouveau dans ce mode, mis à part une mise en scène encore plus poussée, avec un côté RPG encore plus important. Pour pimenter les matchs, on trouve des “boss challenge”, sorte de moments clés où on affronte un lanceur, ou un frappeur, en choisissant un défi à remplir (aller sur base, frapper un coup double, faire un strike-out…). Plus le défi est relevé, meilleure est la récompense en terme de points, nous permettant de faire évoluer notre joueur.

Le mode Franchise, parent pauvre des dernières itérations, reçoit un traitement un peu plus digne, avec une IA remaniée et bien plus crédible concernant les transferts et choix de gestion. La construction d’une franchise sur le long terme est davantage stratégique. Enfin, il faut noter que le mode Diamond Dynasty (sorte de Fifa Ultimate Team sauce baseball) est un des plus sains qui existent dans le genre. Il est tout à fait possible de bâtir une équipe qui tient la route avec de bonnes cartes sans sortir un centime de sa poche, pour peu qu’on accepte une progression un peu plus lente.

Points forts

  • De nouvelles animations encore plus réalistes
  • Un jeu qui transpire la passion du baseball
  • Un gameplay toujours aussi efficace
  • Mode Road to The Show toujours aussi addictif

Points faibles

  • Une modélisation des visages encore inégale
  • Malgré les efforts d'accessibilité, toujours pas un jeu totalement "noob friendly"
  • Un mode Storylines qui manque de rejouabilité


VERDICT 8/10

MLB The Show 26 reste toujours la simulation de baseball de référence. Même si la base (excellente) reste la même, les développeurs livrent plus qu’une simple mise à jour des effectifs. Quelques améliorations visuelles, une physique de balle retravaillée et un mode Franchise remis au goût du jour justifient l’achat pour tout fan. Le jeu n’est pas exempt de défauts pour autant. Son exigence peut le rendre élitiste (même si on trouve pas mal d’options de personnalisation), et l’absence de localisation française peut être un frein. Un très bon coup de circuit, mais pas encore le grand chelem.

Critique rédigée par Ataru
Publié le

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