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Ghost of Tsushima Director's Cut PC

Portage réussi?

Sony continue à sortir ses exclusivités sur PC, et c’est maintenant au tour de Ghost Of Tsushima Director’s Cut d’y passer. Un jeu à l’ambiance bien singulière, qui avait beaucoup fait parler de lui à sa sortie en 2020 sur Playstation 4. Après Horizon Forbidden West, c’est encore le studio Nixxes qui se charge du portage PC. Retour gagnant pour le fantôme de l’île ?


Pour les deux du fond qui n’auraient pas suivi, rappelons que l’histoire de Ghost of Tsushima se déroule dans un Japon médiéval en proie aux invasions mongoles. En particulier l’île de Tsushima, sur laquelle on incarne le jeune Jin Sakai, descendant d’un illustre samurai. Ce dernier va devoir se mouvoir telle une ombre (en faisant fi de certains principes du bushido) sur son île natale pour la délivrer de l’envahisseur. Le jeu se veut très cinématographique. On trouve d’ailleurs dans les options graphiques un filtre “Kurosawa“, qui nous transforme l’image en noir et blanc et applique un filtre sonore pour coller le plus possible aux films du célèbre réalisateur. On trouve aussi les duels, un peu comme au Far West, mais au katana. Ceux-ci donnent lieu à des petits moments bien mis en scène. Globalement, on sent l’amour des développeurs pour le film de samurai. Bien entendu, les voix japonaises apportent énormément à l’immersion, même si la VF se défend plutôt pas mal. Attention, éloignez les enfants. Ghost of Tsushima tranche dans le vif, avec du sang, des égorgements et une violence non édulcorée. Côté scénario, rien de transcendant, même si l’idée de monter sa propre légende est plutôt sympathique, car on ressent la montée en puissance progressive de notre personnage.

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Le jeu de Sucker Punch reste toujours un monde ouvert aux accents de light RPG, qu'on pourrait qualifier de “Assassin’s Creed réussi” : on se rend vite compte que le jeu fait beaucoup d’efforts pour favoriser l’immersion, en voulant éviter les écueils habituels des mondes ouverts comme les gros marqueurs de partout. Par exemple, lorsqu’on attaque un camp ennemi, on peut attirer les ennemis restant en poussant un cri, plutôt que de suivre bêtement des indicateurs. L’utilisation du vent est également bien sentie. D’un petit glissé sur le pavé tactile, on déclenche un coup de vent qui nous indique la direction de notre objectif. Bon, à force, on a un peu l’impression qu’il y a toujours un typhon en cours dans ce monde, mais cela reste plus immersif qu’une énorme boussole ou un itinéraire façon GPS. Malheureusement, ces beaux subterfuges ne résistent pas à l’épreuve du temps, et on finit par se rendre compte après une dizaine d’heures que la structure du jeu reste assez basique et répétitive. Il est donc vivement conseillé de se concentrer sur la quête principale, en l’agrémentant de quelques annexes ça et là, plutôt que de vouloir tout compléter, sous peine de frôler l’écœurement. Ghost of Tsushima, c’est également un système de combat sobre mais efficace. Clairement pas aussi poussé qu’un Nioh ou même qu’un Rise of the Ronin, il reste agréable grâce aux compétences et améliorations qu’on débloque à mesure de notre progression. Seule la caméra parfois récalcitrante vient ternir l’ensemble.

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Visuellement, même quatre ans après sa sortie, le jeu reste une petite baffe. Effets de lumière, mouvements des feuilles, changement de couleurs, pétales de fleurs de sakura qui volent ; Ghost of Tsushima est un régal visuel permanent. Le résultat est presque poétique, même si cela sonne parfois un peu artificiel. Le sound design est également très réussi, avec des bruitages réalistes (vent, lames qui s’entrechoquent), ce qui renforce l’immersion. Petit bonus : en jouant avec une manette Playstation 5, le haut-parleur est mis à contribution pour les petits effets sonores. L'optimisation PC est au poil. Nixxes Software a déjà montré son savoir-faire avec Horizon Forbidden West, et il récidive. Le titre tourne parfaitement en élevé sur une RTX 4060, avec l’option DLSS activée, en full HD et avec 60 images par seconde. Pour les possesseurs de carte graphique AMD, on trouve également du FSR. Vu l’optimisation, le titre devrait tourner parfaitement sur des configurations assez modestes, ce qui laissera la chance au plus grand nombre de le découvrir dans de bonnes conditions. Petite déception par contre : pas de ray tracing au menu, il faut passer par un mod. Une autre très bonne nouvelle est la parfaite jouabilité du titre au clavier-souris. Ce type de gameplay est très adapté aux combats, et le mapping des touches est cohérent, ce qui est loin d’être toujours le cas dans les portages du genre.

Verdict

En conclusion, ce portage PC de la version Director’s Cut de Ghost of Tsushima est très réussi. Tournant parfaitement, même sur des configurations modestes, et parfaitement jouable au clavier-souris, cette version PC est une parfaite occasion de découvrir le titre pour les joueurs étant passé à côté de la version console à l’époque. À condition de savoir où ils mettent les pieds, le jeu restant un monde ouvert assez classique, mais très bon dans ce qu’il propose.

Dernière modification le 28/05/2024 à 19:25.

Action rpg Ghost of Tsushima Monde ouvert

Critique rédigée par Ataru
Publié le 26/05/2024 à 16:22
Edité le 28/05/2024 à 19:25

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