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Mot de passe perdu ?

Final Fantasy VII Remake Intergrade

Une version Switch 2 très solide

Cinq ans, une génération de console et un report plus tard, Cloud et sa Buster Sword débarquent enfin sur une console Nintendo. Ce portage "Switch 2" de Final Fantasy VII Remake Intergrade était attendu au tournant, comme un premier crash test technique pour la nouvelle hybride du petit artisan : simple version au rabais ou véritable tour de force technique ? Spoiler : c’est sans doute le meilleur moyen de (re)découvrir Midgar.


Il aura fallu attendre la nouvelle génération de hardware Nintendo; et deux ans après Final Fantasy VII Rebirth pour que Square Enix daigne porter son épisode fondateur. Final Fantasy VII Remake Intergrade arrive donc dans sa version complète (incluant le DLC INTERmission avec Yuffie) sur Switch 2. Loin des versions "cloud" (streaming) assez calamiteuses de l'ère précédente, nous avons ici un jeu tournant nativement sur la machine. La promesse est belle : une expérience proche des consoles de salon, mais dans le creux de la main.

La puissance du DLSS au service de Midgar

C'est le point chaud de ce test. Soyons clairs d'emblée : techniquement, le jeu est globalement du niveau de la version PS4, les effets de lumières et particules en plus. Une fois la console sur son socle, le titre vise une sortie en 1440p via le DLSS (Super Resolution), upscalé à partir d'une résolution interne qui tourne souvent autour du 1080p. Le résultat est bluffant de netteté sur un téléviseur 4K. Aucun flou à l’horizon, même sur les arrières-plans. Les effets de particules, les éclairages volumétriques et les modèles des personnages sont préservés. On note quelques compromis sur la qualité des ombres, avec davantage de pixellisation, les cheveux des personnages (où le DLSS n’a jamais brillé) et des PNJ qui ont tendance à "poper" à quelques mètres de nous en ville. Mais l'illusion est presque parfaite. Côté fluidité, le constat est sans appel : 30 FPS “rock solid”, imperturbables, même lors des passages les plus chargés. Là où la version PS4 fatiguait parfois lors des combats chargés en effets, la Switch 2 tient la cadence sans broncher. C'est solide, fluide à l'œil (grâce à un excellent motion blur), et parfaitement jouable. Important pour un RPG à composante action.

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En mode portable, on voit davantage les coutures, bien que le résultat reste totalement acceptable pour une machine nomade. L'écran cible le 1080p, mais la résolution interne chute parfois vers le 720p lors des scènes intenses. Heureusement, le saint DLSS vient sauver tout ça. On sent tout de même une résolution dynamique plus aggressive, avec des textures un peu plus baveuses sur certains éléments du décor (murs, sols) et un poil moins de netteté. Mais bon, on chipote. Malgré cela, rien n'est rebutant. Sur l'écran de la console, les couleurs éclatent et la direction artistique masque habilement ces petits sacrifices. Le framerate reste toujours verrouillé à 30fps, assurant un confort de jeu optimal.

Gameplay et contenu : l'expérience intégrale

Inutile de revenir longuement sur les qualités intrinsèques du titre, et sur ses défauts en 2026 : système de combat hybride génial, réorchestrations musicales divines et narration approfondie. Malheureusement, il faudra se coltiner un rythme parfois poussif, avec un jeu qui tire en longueur, et un level design ultra confiné. Cette version Switch 2 inclut d'emblée l'épisode INTERmission, avec Yuffie seul personnage jouable. L’occasion de découvrir Midgar et les résistants à la Shinra sous un autre angle, dans une expérience de quelques heures. Le seul bémol notable concerne les temps de chargement. Bien que beaucoup plus rapides que sur PS4 (grâce au stockage flash de la Switch 2), ils n'atteignent pas l'instantanéité de la version PS5/PC. Comptez quelques secondes pour passer d'un secteur à l'autre.

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VERDICT

Final Fantasy VII Remake Intergrade sur Switch 2 est une réussite technique indéniable. C'est un portage intelligent qui comprend les forces de la machine : plutôt que de viser une résolution native impossible et tenter des folies, il s'appuie à merveille sur le DLSS pour offrir une image propre et un framerate en béton armé. Si vous avez déjà retourné le jeu sur PS5 ou PC en 60fps/4K, l'intérêt est limité, sauf pour l'aspect portable. En revanche, pour ceux qui n'ont jamais fait le jeu ou qui veulent emmener Cloud partout, c'est une version incontournable. De quoi être rassuré également pour le portage de sa suite, Rebirth, qui devrait arriver sous peu à en croire les déclarations de Square Enix.

Final fantasy VII Remake Intergrade

Critique rédigée par Ataru
Publié le 21/01/2026 à 12:00

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