L'un des JRPG les plus grandioses de la génération s'apprête à relever un défi de taille : conquérir la nouvelle console hybride de Nintendo. Mais la Switch 2 a-t-elle réellement les épaules assez solides pour faire tourner l'immense monde ouvert de Final Fantasy VII Rebirth dans de bonnes conditions ?
Pour rappel, Rebirth est la suite directe de Final Fantasy VII Remake. Cloud, Tifa, Barret, Aerith et Red XIII ont fui la cité dystopique de Midgar pour se lancer à la poursuite de Sephiroth, devenu une menace planétaire. Le jeu abandonne la structure dirigiste du premier volet pour s'ouvrir sur la vaste planète.
Le titre brille toujours par son monde ouvert massif — rempli de quêtes annexes et de mini-jeux très prenants comme le jeu de cartes Queen's Blood — et par son système de combat hybride directement tiré de son aîné. Celui-ci mêle toujours avec brio action en temps réel et commandes stratégiques (la jauge ATB), et propose de nouveaux personnages jouables comme Rouge XIII ou Cait Sith.
Faire tourner un jeu aussi massif et ambitieux à tous les niveaux comme Rebirth sur une console hybride demande inévitablement des concessions. Pourtant, s'il n'y a pas de miracles , le résultat reste acceptable. En docké, le jeu tourne en 540p upscalé en 1080p avec un DLSS qui donne tout ce qu'il a dans le ventre pour offir un rendu acceptable en maintenant un framerate aux alentours des 30 images par seconde. Malheureusement, on note de légères chutes en ville, mais l'essentiel est sauf car les combats restent fluides en toutes circonstances. Pas de miracle cependant : pour obtenir ce résultat, les développeurs ont rogné partout où ils ont pu, et en particulier sur les textures et la distance d'affichage. Dans le monde ouvert le poping est extrêmement prononcé, et les décors en prennent un coup. Un avantage par rapport au mode perfomance de la PS5 : la quasi absence de flou. Le mode portable est lui très bien optimisé; avec une résolution de 720p et une console qui ne chauffe pas trop. Les temps de chargements sont preque aussi courts que sur PS5, mais il va falloir prévoir de l'espace de stockage : comptez 102 Go pour installer le jeu. MicroSD fortement conseillée. Et inutile de compter sur la cartouche, le jeu étant en GameKey Card.
Côté gameplay, le jeu a bénéficié de quelques ajustements pour son passage dans la petite lucarne. Rebirth déborde de mini-jeux, et la Switch 2 en profite pour revoir leur ergonomie, avec l'ajout de la visée au gyroscope pour certains (Comme le bateau pirate à Costa Del Sol, ou encore le pilotage de deltaplane à Cosmo Canyon). En mode portable, on peut désormais jouer au Queen's Blood (le jeu de cartes) et naviguer dans les menus au tactile. Enfin, les nombreuses options de "quality of life" permettent à tous ceux ayant déjà fini le jeu sur PS5 de se relancer dans une run de manière plus fluide en craquant le jeu (PV toujours au max, montée en niveau accélérée, possibilité de one shot les ennemis...).
En résumé, Square Enix livre ici un portage correct du mastodonte Final Fantasy VII Rebirth. Les compromis visuels sont bien sûrs présents, et nombreux, mais la direction artistique sauve les meubles et l'expérience Rebirth reste globaelment intacte. Pour peu qu'on soit prêt à accepter des textures PS4 et un framerate à 30 fps (mais stable), pouvoir emmener ce monde gigantesque partout avec soi est quand même sacrément plaisant