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Sommaire

  1. La sélection d'Ataru
  2. La sélection de Koanns
  3. La sélection de Maverick

Les JeuxRédige Awards 2024

La sélection d'Ataru La sélection de Koanns La sélection de Maverick

Jeu de l'année : Astro Bot


Je ne vais pas être très original en mettant ni plus ni moins que le GOTY 2024 dans cette catégorie. J’avoue avoir longuement hésité avec Final Fantasy VII Rebirth, mais je crois qu’Astro l’emporte d’une (très) courte tête. Le choix fut difficile, coincé que j’étais entre mon amour incommensurable du Final Fantasy VII original et le genre plateformer que j’affectionne aussi beaucoup (génération Super Mario Bros sur NES tu connais.). Seulement voilà : là où Rebirth a fini par m’ennuyer, avec son contenu gargantuesque jusqu’à l’écœurement, Astro m’a juste filé la banane pendant une dizaine d’heures. À l’heure où le temps de jeu se réduit pour cause de daronnade ou de boulot, c’est une grande qualité. Je ne vais pas refaire le test et citer toutes les immenses qualités du titre ici, et simplement vous conseiller d'aller relire mon test pour mieux comprendre, mais en une phrase : Astro, c’est le jeu vidéo. Point barre.



Coup de coeur : Indiana Jones et le Cercle Ancien


Eh oui. Ce n’est pas un JRPG, ni même un jeu japonais. Ni même la masterclass Final Fantasy VII Rebirth déjà cité par l'inénarrable Koanns. Une hérésie, presque un blasphème de la part du plus gros weeb de la rédac. Et pourtant. Indiana Jones et le Cercle Ancien m’a littéralement emporté, 25 heures durant, dans une aventure digne des meilleures heures du célèbre archéologue au cinéma. Un jeu que je n’attendais pourtant pas spécialement, n’ayant pas d’affect particulier avec la franchise. Je ne sais pas si c’est l’effet de la date de sortie, bien calée pour les vacances de Noël, ou l’âme qui se dégage de l'ensemble, mais je n’ai pas pu lâcher la manette. Peut-être simplement la grande qualité du titre, qui a le bon goût de ne pas singer d’autres comme Uncharted, mais qui trace sa propre voie. Un jeu qui a également le bon goût d’être ni trop long, ni trop court, et de proposer des environnements semi-ouverts bien travaillés, à l’heure où trop de titres se perdent dans des open-world démesurés au level-design et à l’intérêt ludique discutables. Une vraie bonne surprise. Un peu dommage cependant que Microsoft ne semble pas prendre la mesure du bijou qu’ils ont entre les mains, quand on voit le foin fait autour de Starfield et le (très relatif) anonymat d'Indy.



Rattrapage : Xenoblade Chronicles


Mon histoire avec la saga est un peu compliquée. Totalement allergique au chara design du 2, j’ai tenté le coup à la sortie du troisième opus sur Switch. Cette fois, c'est le système de combat qui me fait lâcher la manette au bout de quelques heures. Mais le fan de JRPG qui sommeille en moi ne pouvait rester plus longtemps sans tâter l’opus originel, celui où tout a commencé. Ayant encore une version New 3DS qui dormait au fond d’un tiroir depuis des années, j’ai décidé de prendre la Definitive Edition sur Switch pour plus de confort (mes yeux m’en remercient encore.). Et là, ce fut comme une révélation. J’ai trouvé ce premier épisode en tout point supérieur à ses successeurs. Sans doute grâce à son chara design plus inspiré, son scénario poussé, ou son système de combat plus basique, mais bien plus épuré (J’avais trouvé celui du 3 extrêmement fouillis). J’ai donc réussi à aller au bout cette fois, et non sans déplaisir. Prochaine étape : Le DLC du deuxième épisode, Torna, qui sommeille également dans mon tiroir.



Déception de l'année : Paper Mario et la Porte Millénaire


J’avoue avoir longuement hésité concernant cette catégorie. Peut-être, car je n’ai plus vraiment le temps de jouer à des jeux décevants (hors obligations professionnelles), ou car je n’ai trouvé aucun jeu à la mesure de la haine éprouvée pour Final Fantasy XVI l’année dernière. J’ai finalement décidé de citer Paper Mario et la Porte Millénaire. Certes, je n’ai jamais eu un affect incroyable avec la série des Paper Mario. Mais devant l’enthousiasme déclenché par l’annonce de ce remake, et la réputation du jeu de base (considéré comme le meilleur de la saga pour beaucoup), couplé à la famine sévissant sur Nintendo Switch, je n’ai pu m’empêcher de le “day one”. Et je n’ai pas pu aller au bout. La faute à un rythme de jeu trop lent, des dialogues beaucoup trop présents et qui hachent complètement le rythme, et un gameplay que je n’ai pas trouvé plus folichon que ça. Je peux comprendre que ça plaise, mais ce n’est définitivement pas pour moi.



Je n’ai pas mentionné nombre de jeux qui l’auraient sans doute mérité, en vrac, des titres comme Unicorn Overlord, Black Ops 6 (eh oui), Sonic x Shadow Generations ou bien encore Path of Exile 2 (oui, c’est un early access, je sais…) auraient très bien pu figurer dans cette sélection. Mais bon, il faut bien faire un choix. Et tout ça sans compter le grand nombre de titres auxquels je n’ai tout simplement pas eu le temps de jouer. Si 2025 s’annonce plutôt excitant, je commence déjà à angoisser face aux nombres de sorties. Sans compter la Switch 2. Mon souhait pour la nouvelle année ? Des journées de 48 H. Bonne fêtes!

Jeu de l'année : Final Fantasy VII Rebirth


C’était écrit depuis 2020, c'est écrit dans mon test, et seule l'arrivé inopinée d’un titan du calibre de Baldur’s Gate 3 et Zelda Tears of the Kingdoms aurait pu chambouler la destinée. Mais rien de tout cela. Mon jeu de l’année est donc sans conteste Final Fantasy VII Rebirth. En 2020, j’étais amoureux de l’OST, j’en suis maintenant raide dingue. Le gameplay m’avait donné des frissons, désormais, il me laisse bouche bée. Le mode Hard m’avait laissé sur ma fin, Rebirth m’a sustenté dès le premier run. J’avais fini l’histoire en n’ayant que faire du déroulé du prochain jeu, j’ai manqué de pleurer à la dernière cinématique. Il est tout ce que j’attendais de la suite de Remake, et plus encore. J’ai vécu une très grande aventure avec ce titre, une dont je me souviendrais encore longtemps. De tous les jeux joués en 2024, si je ne devais en sauver qu’un seul de la noyade, ce serait lui. Pas parfait, des maladresses, mais une générosité débordante. Et aujourd’hui, je n’ai qu’une hâte : d’être transporté en 2027 pour la sortie de l’épisode final, aux 30 ans du jeu originel. C’était écrit : Mon jeu de l’année 2024.



Coup de cœur : Frostpunk 2 / Rise of the Ronin


Difficile de les départager : d’un côté Frostpunk 2 concrétise mes attentes du premier volet tout en construisant sur ses forces artistiques et émotionnelles, et devenant l’un de mes city-builder préféré. De l’autre, Rise of the Ronin est un jeu qui vise trop haut, se rate pas mal, mais réussi des choses et dispose d’une proposition sur l’historicité qui ne peut que me séduire. Dans les deux cas, ce sont des jeux avec lesquels j’ai beaucoup résonné, et dont j’ai apprécié tout le temps passé dessus. Et si je pense que la parenthèse Frostpunk est terminée pour le studio (je ne vois pas trop l’intérêt de persévérer avec ce concept.), celle de Ronin me donne envie de les voir persévérer, et oser lâcher certains éléments de game design maintenant néfastes pour eux. Et pouvoir, un jour peut-être, raconter la fable historique qui les fera percer. Pour ça, il faudra embaucher un écrivain, un jour. Ça devient urgent.



Déception : Hellblade 2


J’attendais beaucoup Hellblade 2, avec de la crainte : pourquoi repartir avec Senua ? Que raconter avec elle ? Pourquoi partir dans quelque chose de si fantaisiste avec les géants ? Au final, je suis heureux de ce qui a été fait sur ces points-là. Et au final, la faiblesse vient de là où je m’y attendais peu : la manette. L’ennui, manette en main, est terriblement présent. Un pousse-stick presque continue, entrecoupé de puzzles sans aucun effort d’intégration à l’environnement, et des combats en 1v1 encore plus pauvre que les pas très passionnants affrontement de groupe du 1. Il se veut film interactif en abandonnant des traditions du jeu vidéo comme le format 16:9 pour du 21:10, les jauges de vie et les systèmes de combo, rarement je n’ai eu une telle impression d’artificialité dans la progression : chaque combat est un cirque où l’ennemi te sautera dessus de derrière pour ne pas s’encombrer à le gérer avant. Les murs invisibles sont partout pour éviter que tu n’empruntes le chemin de la sortie du prochain niveau. Le monde est magnifiquement mort, statique. On marche sur un fond vert, contrastant la technique extraordinaire avec un monde de carton-pâte. C’est la suite d’un jeu qui ne se voulait plus jeu, et qui a oublié que son média avait pour cœur l’interactivité. Hellblade premier du nom proposait des énigmes thématiques, des courses-poursuites, des labyrinthes, quelques variations de movesets pour rendre les combats plus diversifiés visuellement. Hellblade 2 ne nous propose qu’un couloir, des bulles de savon à soulever des cailloux, et 4 pauvres animations comme actions de combat. Je suis heureux que Hellblade 2 ne soit pas une suite inutile qui cherche quoi raconté, mais je suis triste qu’Hellblade 2 soit aussi navrant à incarner.



Rattrapage : Victoria 3


Offert en Mai.
Put** de drogue.

Jeu de l'année : Astro Bot

Le petit robot mascotte de Sony est de retour après un épisode offert avec la Playstation 5, Astro Playroom. Playroom était une démo géante montrant les capacités de la console, place cette fois-ci a un jeu complet. Team Asobi, le studio derrière le jeu, a su montrer une belle créativité, sans paraître redondant. Certes, quand on y réfléchit, le jeu n'invente rien de spécial. Mais tout ce qu'il fait, il le fait excellemment bien. Et cela fait du bien d'avoir un jeu de plate-forme de ce niveau de qualité sans devoir retrouver l'univers du plombier moustachu. Un vrai vent de fraîcheur donc, pour un genre un peu délaissé par les studios. Une réussite totale, et une 1ère place amplement méritée !



Le rattrapage : Medieval Dynasty

Simulation de vie médiévale, Medieval Dynasty vous propose de vivre la vie d'une personne lambda arrivant dans une nouvelle région, et d'y créer votre propre village en partant de zéro. Mélangeant survie et gestion, on se laisse très vite happé par le jeu. Il vous faut trouver le bon emplacement, fabriquer vos outils, abattre vos arbres et construire votre première maison... Mais pas que ! Il va très vite vous falloir payer les taxes pour les terres que vous prenez. Ainsi, vous devrez remplir des quêtes, et recruter d'autres villageois, qui feront le travail que vous faisiez précédemment a votre place ! On se retrouve alors a partager les taches et ne plus tout devoir crafter soit même, à devenir le "maire" du village et a diriger tout ce petit monde, à répondre le mieux possible a leurs besoins, et à faire prospérer notre ville. Le jeu était sorti en early access, et la version 1.0 est sorti en 2021. Il est toujours mis à jour aujourd'hui, et continue d'avoir une grosse communauté.



Coup de coeur : Crusader Kings III

Quoi ? Je refais le coup d'un jeu Paradox en coup de cœur ? Hé bien oui ! J'avais délaissé un peu Crusader Kings III, n'y ayant pas touché pendant quelques mois (voir plus d'un an ?). Mais c'est toujours un plaisir de voir le suivi des jeux Paradox, de retourner sur le jeu après un certain temps et de voir toutes ces nouveautés ! Et CKIII, comme Stellaris, n'échappe pas à la règle. Des voyages, des tournois, des maladies contagieuses, un gameplay où l'on peut jouer quelqu'un qui ne possède aucune terre (ce qui va à l'encontre du jeu de base !), quel plaisir de voir que ces jeux ne sont pas morts et apportent toujours quelque chose de nouveau, années après années. Pour ceux qui ne connaissent pas la série, Crusader Kings III nous fait jouer un comte, un duc, ou un roi. À vous de grimper les échelons. Mais là ou d'autres se seraient contenter de cela, CKIII propose toute une gestion de votre dynastie. Vous devez vous marier, avoir une descendance, car c'est en effet elle que vous jouerez lorsque votre personnage mourra. Vous n'êtes pas un dirigeant immortel comme dans la plupart des jeux de stratégie ! Alliez a cela un très gros coté "jeu de rôle", avec une tonne d'événements, de stats et d'arbre de compétences pour vos personnages, d'alliances, de guerres, de coups fourrés, et de trahisons, et vous obtenez là un jeu unique en son genre. Un must que tous les fans de stratégie et de jeux de rôles se doivent d'essayer.


Humeur rédigée par Ataru
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